Claude Nal
Le serment de lORANE
pièce de théâtre en trois actes
La pièce est un raccourci en trois actes de lexistence, durant 132 ans, de lAlgérie Française vue et vécue par quelques étudiants oranais.
Les périodes allant de lantiquité à 1830, puis la période 1830-1960 sont évoquées en quelques dialogues.
Lannée 1961 est résumée sur lune de ses journées qui donne le ton sur les événements, entre la première tuerie du F.L.N. (Front de Libération Nationale) le 1er novembre 1954, et fin 1961, année de résistance symbolisée par lO.A.S. (Organisation Armée Secrète).
La fin de la présence française et le début de lindépendance sont matérialisés par la journée des massacres du 5 juillet 1962 à Oran.
Lexode des Français dAlgérie et les premiers pas des étudiants rapatriés en métropole sont la base du troisième acte qui voit une première réunion se tenir à Marseille où a lieu la reprise des activités étudiantes.
La pièce prend fin sur « le serment de lOrane ». Son titre découle directement du nom de la ville dOran (Wahran, là où viennent boire les lions).
Les deux premiers actes se déroulent dans la salle dont dispose lAssociation Générale des Etudiants dOran (A.G.E.O.) dans une annexe de la mairie dOran.
La salle est meublée sobrement :
- Une armoire bibliothèque, un bureau avec trois chaises,
- des équipements de bureau et un téléphone
- Quelques chaises contre un mur, une table basse couverte de revues.
- Au mur une carte de France avec lAlgérie, une carte du bassin méditerranéen et un blason de la ville dOran
Le troisième acte se déroule à Marseille, dans un local mis à disposition des membres de lA.G.E.O. rapatriés par des amis étudiants marseillais.
De lextérieur, parviennent les échos des évènements habituels de la guerre dAlgérie : attentats du F.L.N., ripostes de lO.A.S. et de la population, bouclages et perquisitions des Gardes Mobiles et arrestations de résistants, fusillades et plastiquages, manifestations et contre-manifestations
A lintérieur du local de lAssociation Générale des Étudiants dOran, entretiens entre plusieurs personnes dopinions différentes, rappels sur lhistoire du nord de lAfrique depuis lantiquité, évocation du bilan de la présence française en Algérie depuis 1830, commentaires sur les évènements, visite de policiers inquisiteurs.
Le 5 juillet 1962 :
Les massacres à Oran 1500 morts et des milliers de disparus.
Le silence de larmée.
La fuite désespérée.
Le tout vécu de lintérieur du local de lA.G.E.O.
Courant juillet-août 1962: les étudiants qui sont intervenus dans les actes précédents se retrouvent à Marseille dans un local mis à disposition par un étudiant métropolitain qui vient les aider. Sont alors évoqués : lexode, laccueil lamentable de la ville, le projet de réorganisation de lassociation, les modalités de reprise des études, les formalités administratives et la constitution des dossiers, lentraide.
La pièce se termine sur le serment de lOrane : « se battre, entreprendre, bâtir, être des exemples, réussir dans lhonneur », suivi du chant des Africains.
Les jeunes gens en cercle, se tenant par la main font la première partie du serment entre eux, puis se tournent vers la salle en ouvrant le cercle mais toujours main dans la main et scandent les derniers mots du serment, puis enchaînent sur la chanson devenue lhymne des Français dAlgérie dans le but de la faire reprendre en chur par le public.
Jean-Pierre Garcia : Président de lassociation
Nicolas Dorval : Un étudiant oranais Trésorier de lassociation Victime du Plan Simoun.
Monsieur (ou madame) Bensoussan : Professeur dhistoire et de géographie du lycée.
Bouziane : Un musulman partisan dune forme dindépendance associée non violente.
Pasquini : Un membre des R.G. en mission et son adjoint Mermesse
Alain Deloret : Vice-président de lassociation.
Le sergent René Pascal : Un sous-officier, en garnison à Oran.
Brigitte Ruiz: Une jeune fille, étudiante, Secrétaire de lassociation.
Michel Desrues : Etudiant oranais en vacances qui fait ses études en fac à Toulouse.
Marc : Etudiant marseillais.
Alain : Etudiant rapatrié.
Charles (alias Raoul) : Etudiant rapatrié.